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Méditations : 20e dimanche dans l’année C 2025

« Ne parle du Christ que si l’on t’interroge... »


On raconte que Ste Thérèse d’Avila, face à des contrariétés, s’exclama : « Seigneur, après tant d’ennuis, il faut que celui-là m’arrive en supplément ! » Jésus lui répondit : « Thérèse, c’est ainsi que je traite mes amis ! » Elle rétorqua alors : « Si c’est ainsi que vous traitez vos amis, pas étonnant que vous en ayez si peu ! ». Effectivement, vivre en croyant n’est pas toujours confortable.


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Aujourd’hui moins qu’hier, parce que vivre en syntonie avec la foi chrétienne nous situe en contraste avec de nombreuses ‘valeurs’ de notre société. Parfois même dans nos familles et avec nos amis, il faut assumer l’incompréhension, voire subir l’ironie ou la critique.


« Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous », souligne l’apôtre (1e lettre de Pierre 3,15). Parce qu’elle s’appuie sur la Croix du Christ et la promesse de la vie éternelle, notre espérance relativise l’esprit du monde : consommation, individualisme, course au pouvoir et à l’argent... Tout cela devient vide de sens ! Et cela dérange...


Il ne s’agit pas de se gargariser de déclarations fracassantes, ni d’être culpabilisant ou moralisateur. Non, il faut faire des choix selon l’Évangile, vivre en harmonie avec nos valeurs. Oser la différence. Simplement, humblement. Sans tambours ni trompettes. « Ne parle du Christ que si l’on t’interroge », disait frère Roger de Taizé... Et il ajoutait aussitôt : « Mais vis de telle manière qu’on t’interroge ! »


Tel est bien l’enjeu ! Vivre selon l’Évangile, revenir à l’essentiel, ne peut que questionner : qu’est-ce

qui – ou qui – leur donne cette joie de vivre et cette authenticité ? Alors, nous pouvons partager notre espérance souriante, et donner l’envie à d’autres de vivre cette rencontre du Seigneur qui donne sens à nos existences.


Olivier Fröhlich



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 12, 49-53)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la bellemère. »





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