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Chaque dimanche quelques mots... La vigne comme un corps

Je suis la vigne", pas un arbre ni un buisson, je suis la vigne - le passe-temps de mon Père. Jésus fait comprendre à ses disciples qu'il demeure en eux, "demeurez en moi" n'est qu'un écho de cette réalité.



"Je suis la vigne", pas un arbre ni un buisson, je suis la vigne - le passe-temps de mon Père. Et pas n'importe quel passe-temps, son passe-temps préféré. Il prend soin de moi, il me comble de tout pour que je sois heureux. Il me protège du mal, il me nourrit et je demeure chez lui. Il est tellement bon que chez lui c'est chez moi, et il n'y a pas "comme" entre les deux. Est-ce que vous voyez ce que je veux dire ? En posant mon regard sur vous, je constate que vous ne voyez pas trop bien. Alors, laissez-moi continuer. La vigne a des racines, un tronc et les sarments. Moi je ne suis pas ses racines, ni son tronc, ni ses sarments, je suis tout, je suis la vigne. Pour les racines, le tronc et les sarments c'est comme dans un corps, écoutez ce que disent les écritures à ce propos : "Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. (...) Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps (1Co 12,12.27)".

Comment donc chercher à comprendre ce qui arrive à la vigne quand le Vigneron enlève les sarments qui ne portent pas de fruit ? Premièrement, en s'appuyant sur la parole de Jésus qui se dit "la vigne" - par comparaison, comme ses disciples "sont le corps du Christ" - par comparaison. Deuxièmement, en soulignant que Jésus en parlant des sarments qui portent du fruit et ceux qui n'en portent pas, ne divise pas les sarments en bons et mauvais, mais révèle la présence proche de son Père et son rôle de celui qui soigne. Le Vigneron est proche de sa vigne, il est attentif à son bien-être, sa croissance. Quand il enlève les sarments qui ne portent pas de fruits, il ne la punit pas, il ne la blesse pas, il la soigne, il la fait grandir, il la fortifie. Troisièmement, dans la vigne comme dans un corps le lien entre les membres qui semble biologique est en effet "organique" - grâce à la Parole que Jésus leur avait dite. La Parole est un organe de ce lien, ce qui arrive à l'un des membres arrive à chacun, Jésus compris. Jésus dit : "Je suis la vigne", ainsi il fait comprendre à ses disciples qu'il est avec eux quand ils sont enlevés par le Vigneron, il est avec eux quand ils passent par l'épreuve du feu ( ... c’est le feu qui permettra d’apprécier la qualité de l’ouvrage de chacun (1Co 3,13). Il fait comprendre à ses disciples qu'il demeure en eux, "demeurez en moi" n'est qu'un écho de cette réalité.