L’abbé Michel Pattyn fête ses 50 ans de sacerdoce le 04/10
- Abbé Axel Delcoigne

- il y a 2 jours
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Cet anniversaire se fêtera par une messe solennelle à Marchiennes au Pont le dimanche 04 octobre à 15h
L’abbé Pattyn a vécu, grandi à Vaulx où il a participé activement au Patro et à la vie pastorale avec le Curé François Leplat jusqu’en 1975 où il a été ordonné à Enghien, il a célébré sa messe de Prémices à Vaulx le 17 oct. 1976.
Quelques réflexions et repères sur ce parcours... depuis l'ordination à Enghien (Saint-Nicolas), le 3-10-1976.
Comme en 1976, l'année est particulièrement chaude !
D'abord, je rends grâce à Dieu.
Je dis merci à Jésus d'être son disciple et d'être prêtre.
Comme Marie, je dis : « Le Seigneur fit et fait pour moi des merveilles. »
Cette citation est aussi reprise comme emblème par notre évêque, Mgr Rossignol.
1. Un jour, j'ai dit oui à Jésus.
Ce oui a grandi grâce au témoignage de prêtres, de sœurs et de membres de ma famille qui avaient choisi de suivre Jésus avec joie et liberté.
Les visites à un grand-oncle missionnaire, aux tantes religieuses, ainsi que l'éducation à la prière reçue de mes parents, ont nourri peu à peu cette vocation.
Le retour du Père Damien à Louvain, les engagements au Patro, l'exemple de Don Bosco et de Mgr Cardyn, puis les réflexions au collège sur le service ont renforcé cet appel.
L'élan du Concile Vatican II, avec une liturgie plus compréhensible et participative, fut pour moi une source et un appel.
2. Seigneur, permets-nous de toujours rester disponibles.
Cette prière, entendue lors de notre entrée au séminaire en août 1967, m'accompagne encore aujourd'hui.
Chaque passage à la Maison diocésaine de Mesvin me rappelle cette disponibilité, toujours à réajuster.
3. « Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Cette parole de Jésus dit tout. En prenant le temps de l'écouter, il dit ce qu'il attend de nous !
Les paroles du prophète Jérémie m'ont guidé : aller vers ceux à qui le Seigneur m'enverrait, sans craindre, avec la certitude de sa présence.
Je n'ai jamais refusé les appels reçus, même lorsque les changements furent douloureux, car ils entraînaient des séparations avec des personnes aimées.
Ces missions furent une chance dans les cinq régions où j'ai été envoyé : Enghien, Basècles, Mouscron Mont-à-Leux, Quaregnon et Marchienne-au-Pont.
4. Répondre aux nécessités et se donner des priorités là où l'on est.
J'ai surtout consacré mon temps aux familles, aux enfants et aux jeunes, en particulier dans les cités d'habitations sociales d'Enghien.
J'y allais pour bénir les maisons, préparer les baptêmes, inviter les enfants au Patro, les jeunes à la JOC ou à la chorale.
Avec les Équipes populaires, nous avons aussi développé des solidarités face aux fermetures d'entreprises, au chômage et à des situations internationales comme Solidarność.
À Mouscron, l'engagement s'est poursuivi avec les Patros, les Scouts et la JOC, entre rencontres hebdomadaires, formations, célébrations, fêtes, camps et pèlerinages.
5. Aimer, c'est tout donner...
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.
J'ai toujours été heureux dans les missions reçues, malgré les difficultés et les imperfections.
Cela fut possible grâce au Seigneur, à de nombreux frères et sœurs, et à la présence de Maman pour l'accueil et la maison.
La Fraternité sacerdotale des Prêtres du Sacré-Cœur m'a aussi aidé à relire régulièrement ma vie de prêtre, dans la prière et le partage.
Ces 50 ans furent vécus au rythme des communautés chrétiennes, particulièrement lors des célébrations du Seigneur ressuscité.
L'accompagnement des familles en deuil, les célébrations des funérailles, les visites dans les homes et l'attention aux personnes fragilisées y ont fait briller l'espérance.
Oui, la moisson est abondante.
Ici, comme au bout du monde, le Seigneur appelle à aimer... et il équipe l'Église de son Esprit Saint. Mais quel honneur et quel bonheur, comme prêtre, d'y œuvrer et d'y participer !
















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