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Méditation : 28e dimanche dans l’année A 26

il y a 2 jours
3 min de lecture

Ils sont nombreux, ceux qui se sentent exclus de la fête... Élèves et étudiants, en France comme en Belgique, manifestent pour demander de meilleures conditions afin de vivre sereinement leur parcours scolaire. De nombreux citoyens de nos pays se sentent exclus de la fête sociale : le vote croissant pour

les extrêmes (regardez à nos frontières, en Allemagne et en France) en est un symptôme particulièrement inquiétant ...


Comment faire pour que toutes et tous se sentent invités à la fête de la vie ?


Le menu doit être attrayant. Quand on est invité au vin d’honneur d’un mariage,

et que les tables du souper sont déjà dressées, on jette en vitesse un regard sur le menu de la soirée... Et on se dit qu’on aurait aimé y être invité !

En Église comme en société, avons nous un beau menu, festif, nourrissant,

à proposer ? « Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur », chante le psalmiste (Ps 34,9).


Il faut aussi entrer dans une autre logique de relation. Quand on invite sa

famille, ses amis, ou ceux à qui on doit rendre la politesse, on est dans une logique du donnant donnant, on accueille ceux qu’on a envie de voir ... Alors qu’il faut entrer dans une logique de gratuité : inviter « les mauvais comme les bons », dit l’Évangile. Ceux que je n’ai pas envie d’accueillir, ceux qui ne me rendront pas l’invitation, ... Ceux à qui je lance l’invitation vraiment gratuitement !


Inviter comme Dieu, le roi de la parabole, invite – largement, gracieusement, sans rien attendre – en retour. Parce qu’il a envie de nous partager la joie du bonheur éternel, la joie de l’amour sans limite.

Olivier Fröhlich

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 22,1-14)


En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Illustration : ‘La Noce paysanne’, Pieter Brueghel l'Ancien

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