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Méditation pour le 3e dimanche de Carême dans l’année A

Chaque lundi partageons l’homélie que l’abbé Olivier Fröhlich (vicaire général) nous a proposé le dimanche précédent.


Jésus et la Samaritaine


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 4,5-42)

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.

C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La

Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

 

Tout commence comme une rencontre amoureuse : un homme, une femme, au bord du puits, le dialogue s’installe... On est en pleine heure de midi, le soleil darde ses rayons. C’est normalement l’heure où on reste à l’ombre. Pourquoi donc cette femme vient-elle maintenant puiser, à l’abri des regards ?

On est en pleine canicule, tout est desséché. Jésus a soif. Soif d’eau, soif de rencontre. Cette femme aussi est

probablement desséchée, psychologiquement et affectivement. Elle aussi a soif. Soif d’amour, de considération. Il y a une attente chez l’un comme chez l’autre, point de départ d’une vraie rencontre.

« Donne-moi à boire », l’interpelle Jésus. Requête banale ? Jésus demande de l’aide à quelqu’un que tout désigne comme méprisable : appartenant à une peuplade snobée par les Juifs, vivant dans une situation inconvenante. Mais il sait que cette femme peut l’aider, combler sa soif.

Un échange vrai peut naître quand nous croyons que l’autre – quel qu’il soit, quel que soit le jugement que l’on pourrait porter sur lui – peut nous faire grandir, qu’il a toujours quelque chose à nous apporter, à nous faire découvrir. Il faut juste faire le premier pas !


Car notre monde est parfois bien aride, comme cette terre de Samarie que visite Jésus. La dureté de la vie

risque d’assécher nos élans d’amour et d’empathie. Et beaucoup ont soif. Soif d’amour, d’écoute, de respect, de paix... Oserons-nous demander, comme Jésus, que l’on nous aide à étancher nos soifs ?

Mais pour cela, je dois d’abord accepter que j’ai soif ! Que ma vie n’est pas comblée, que j’ai soif d’amour et d’humanité, et que j’ai soif de Dieu : « Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu » (Psaume 41,2).


Olivier Fröhlich

 

Illustration : Leïla Bekhti dans « La Source des femmes »


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