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Méditation pour le 5e dimanche de Carême

Chaque semaine partageons l’homélie que l’abbé Olivier Fröhlich (vicaire général) nous a proposé le dimanche précédent.


la résurrection de Lazare (Jean 11,1-45)


Les larmes de Dieu


« Alors Jésus se mit à pleurer. » Dieu est touché au cœur. Lazare est mort, Jésus arrive devant sa tombe, il pleure sa propre détresse : il vient de perdre un ami. Et il est profondément ému par l

a douleur de Marthe et de Marie, les sœurs de Lazare.

Notre Dieu n’est pas loin là-haut, trônant dans le ciel, insensible aux détresses des hommes. Il est un Dieu proche de nous, à l’image de Jésus qui vient partager notre vie. Il souffre avec nous : aimer quelqu’un, c’est souffrir avec lui quand il est dans la détresse. Ceux qui sont là ne s’y trompent pas. Quand ils voient Jésus pleurer, ils s’exclament : « Voyez comme il l’aimait ! »


Comment ne pas pleurer quand part un être aimé ? On voudrait que la puissance de l’amour protège celles et ceux que l’on aime de la souffrance et de la mort... Même l’amour le plus fort ne peut y parvenir ! Ce n’est pas dans la puissance, mais dans la capacité de souffrir avec, de pleurer avec, que se déploie le véritable amour.

Nous avions rêvé un Dieu tout-puissant, mais le père de Jésus est un Dieu tout-aimant.

Le Dieu tout-aimant, c’est celui qui est profondément bouleversé par notre détresse.

Le Dieu tout-aimant, c’est Jésus vivant son chemin de Croix et mourant par amour au Golgotha. « Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime », souligne le Christ.

Olivier Fröhlich

 

Extraits de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 11,1-45)


En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » (...)


À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. (...) Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (...)

Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! »

(Evangile complet via le lien de bas de page)




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