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Méditation pour le 5e dimanche dans l’année B


Les femmes seraient-elles faites pour servir ?

J’en vois déjà qui sursautent...


Le petit récit de la guérison de la belle-mère de Pierre pourrait donner cette impression. Comme si Jésus la guérissait juste pour avoir quelqu’un qui vienne les servir !


« Servir » ... Un verbe éloquent ! Celui que Jésus choisit pour définir sa mission, lui qui est « au milieu de nous comme celui qui sert » (Luc 22,27). Servir, c’est choisir le way of life du Christ, c’est devenir disciple.


Revenons à la belle-mère de Pierre : elle qui était alitée, Jésus la « prend par la main » et la « fait lever ». Encore 2 verbes suggestifs pour signifier l’expérience spirituelle.


Prendre quelqu’un par la main est un geste fort : on le fait pour son enfant, afin de le guider et le rassurer, pour l’être aimé qui chemine à nos côtés, pour l’aveugle qui a besoin d’une aide quand il est en-dehors de ses lieux habituels. En Jésus, Dieu vient nous prendre par la main, nous conduire, nous rassurer, signifier qu’il est à nos côtés.


Le verbe « lever » est utilisé, lui, pour la résurrection du Christ : au jour de Pâques, Jésus va se lever, se relever d’entre les morts. Jésus vient comme ressusciter cette femme, la ramener pleinement à la vie.


La belle-mère de Pierre devient alors le modèle du disciple : être chrétien, c’est prendre la main que Dieu nous tend, vivre pleinement, comme déjà ressuscités. Et pour vivre pleinement, se mettre au service de nos sœurs, de nos frères, avec l’aspiration de ressembler chaque jour un peu plus au Christ-Serviteur, lui qui a choisi de laver les pieds de ses amis.


Les femmes seraient-elles faites pour servir ? Ni plus ni moins que les hommes ! C’est le disciple qui est choisi pour servir. Et je trouve très beau que le

1er vrai disciple de l’évangile soit une femme !


Olivier Fröhlich


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 1,29-39)


En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.

Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.

Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.


 

Illustation : Macha Chmakoff

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