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Méditation pour le 4e dimanche de l’Avent : Fête de Noël 2023

Fête de Noël 2023


Un enfant qui ouvre les yeux sur le monde, quelle merveille ! Cette nuit, c’est l’enfant-Dieu qui ouvre les yeux. Quel regard posera-t-il sur notre humanité ?

Un bébé qui découvre le monde a un regard émerveillé. C’est le regard émerveillé que Dieu pose sur le mondeaux jours de la création. Au début de la Genèse, à la fin de chaque jour, il s’enthousiasme : « Dieu vit : que c’est bon ! » Je vous souhaite de toujours garder cette capacité, à la fois enfantine et divine, de poser un regard émerveillé sur le monde, sur la nature qui nous entoure, sur les femmes et les hommes que nous croisons tout au long de notre vie.

Un bébé, pour qui tout est nouveau, sera curieux de tout ce qu’il découvre. Dieu pose sur nous un regard attentif. Car nous sommes toutes et tous importants à ses yeux. Je vous souhaite de (re)découvrir combien vous êtes, chacune et chacun, aimés de Dieu : c’est la source d’un épanouissement profond.

Mais tout n’est pas nécessairement rose !

Le 1er regard d’un enfant devrait être joyeux et positif... Il est trop souventinquiet ou craintif, quand il vient au monde dans des circonstances difficiles. Comment ne pas évoquer en ce jour de Noël les enfants qui vivent sous le fracas des bombes en Ukraine, en Terre Sainte et ailleurs, les enfants qui tombent sous les coups de machettes au Congo, au Soudanet dans d’autres contrées, les enfants abusés à qui on vole leur enfance et leur vie ? Leur regard a perdu le sourire, il est habité par la peur et l’angoisse. Aucun enfant ne devrait jamais subir cela !

L’enfant-Dieu de Noël est venu précisément pour lutter contre toute forme de mal et de souffrance.

Et enfin, un enfant rêve... beaucoup ! Que reste-t-il de nos rêves d’enfants ? Avons-pu en réaliser quelques-uns ? Et sommesnous capables de continuer à rêver ?

L’enfant Jésus a rêvé. De bonheur pour l’humanité, d’un monde sans mal, sans violence, d’un univers où Dieu réconforterait chacun.

La force de Jésus est qu’il n’a pas laissé les contraintes de la vie, la peur et la fatigue, étouffer ses rêves.

L’enfant Jésus qui naît à Bethléem ira jusqu’au bout de ses rêves de bonheur pour l’humanité, jusqu’à donner sa vie. C’est l’espérance de Noël.

Belle et lumineuse fête de Noël à chacune et chacun de vous, et à toutes celles et tosu ceux que vous aimez.


Olivier Fröhlich

 

A quelques heures de Noël, hommage à Marie


Elle est belle en raison de cet amour dont elle se dépouille pour en revêtir la nudité de l’enfant.

Elle est belle en mesure de cette fatigue qu’elle enjambe à chaque fois pour aller dans la chambre de l’enfant.

Toutes les mères ont cette beauté.

Toutes ont cette justesse, cette vérité, cette sainteté.

Toutes les mères ont cette grâce à rendre jaloux Dieu même (...)

La beauté des mères dépasse infiniment la gloire de la nature.

Une beauté inimaginable, la seule que vous puissiez imaginer pour cette femme attentive aux remuements de l’enfant.

La beauté, le Christ n’en parle jamais. Il ne fréquente qu’elle, dans son vrai nom : l’amour.

La beauté vient de l’amour comme le jour vient du soleil, comme le soleil vient de Dieu, comme Dieu vient d’une femme épuisée par ses couches. (...)

Une mère ne représente rien en face de son enfant.

Elle n’est pas en face de lui mais autour, dedans, dehors, partout.

Elle tient l’enfant levé au bout des bras et elle le présente à la vie éternelle.

Les mères ont Dieu en charge.

C’est leur passion, leur unique occupation, leur perte et leur sacre à la fois. (...)

Être mère c’est un mystère absolu.

Christian Bobin, Le très-Bas

Illustration : Marc Chagall


Lectures du 4e dimanche de l’Avent : www.aelf.org/2023-12-24/romain/messe

 

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