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Méditation pour le 14e dimanche dans l’année B 24

Droit à l’oubli ... ou devoir d’oubli ?


Autrefois, on était rapidement catalogué : « Quel caractère, il tient ça de son grand-père ! » Aujourd’hui, sur Internet et les réseaux sociaux, certains demandent un droit à l’oubli, et à l’effacement de leurs données numériques : un jeune qui postule n’aura pas envie que son futur employeur retrouve sur son profil des photos de ses soirées étudiantes arrosées ! Nous risquons tous d’être enfermés dans nos origines ou notre histoire.


« N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? », s’exclament les concitoyens de Jésus. Ils croient tellement le connaître qu’ils en deviennent aveugles de qui il est vraiment. A tel point que sa parole n’est pas reçue, et que son action est inopérante.


Il faut affirmer notre droit à ne pas être enfermés dans une image !


En cette fin d’année scolaire, n’enfermons pas les enfants et les jeunes dans les résultats d’un bulletin. Et laissons-leur une chance de redémarrer « à neuf » avec de nouveaux profs l’an prochain, sans être déjà catalogués comme bons ou mauvais élèves.


Et il faut aussi affirmer le droit de Dieu à ne pas être enfermé dans les images qu’on a de lui. Pour les concitoyens de Jésus, le visage du fils du charpentier les empêche de découvrir sa vraie nature. Mais nous aussi devons rester attentifs : il y a des images de Dieu qui provoquent la déception et le désespoir (si je rêve d’un Dieu magicien qui résoudrait tout d’un coup de baguette magique, je serai immanquablement déçu), d’autres qui attisent la haine et le rejet de l’autre.


Alors, vive le « devoir d’oubli », pour donner à chacun une nouvelle chance, pour se rappeler qu’il y a toujours quelque chose de neuf – et de beau – à découvrir chez l’autre.


Olivier Fröhlich


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 6, 1-6)


En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.


 

Image : © Rafal Olbinski

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