Méditation : Dimanche des Rameaux et de la Passion 26
- Chantal B.
- 31 mars
- 2 min de lecture

Dans notre vie comme dans le monde, le bien et le mal s’affrontent.
En bien des lieux de la planète, violence et guerre font échec à toute tentative d’apaisement.
Et au plus profond de nous-mêmes, nos sentiments sont mélangés, entre volonté de faire le bien et tentation du mal...
La Semaine Sainte évoque cet ultime combat pour Jésus.
Aujourd’hui, l’enthousiasme des « Hosanna » retentit, mais déjà l’ ombre de la mort plane sur le Christ.
Au soir de la Cène, Jésus se donne tout entier, par amour : « pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Et il découvre qu’il sera bientôt trahi par un de ses
amis ! La trahison est la blessure de l’amour. Et pourtant, il faut oser l’amour, au risque d’être meurtri.
Plus tard, à Gethsémani, le voilà tiraillé entre angoisse et confiance. « Père, éloigne de moi cette coupe » : face au mal, nous avons peur. Peur de ce qui peut nous arriver, peur d’un combat qui sera trop douloureux, ou qui nous semble impossible à gagner.
Mais bientôt, la confiance en dieu reprendra le dessus : « que ta volonté soit faite », se confie alors Jésus.
Il aura besoin de cette confiance tout au long de son procès, quand on cherche activement de faux témoins pour justifier sa condamnation. Un des pires maux de ce monde est le mensonge, il détruit tout ! Avec lui, le mal progresse insidieusement, mais de manière terriblement efficace. Face au mensonge, nous ne pouvons jamais faire comme Pilate, nous laver les mains, il faut oser le dénoncer !
Au Golgotha, Jésus semble se laisser tenter par le désespoir. Avec ces mots, terribles : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Un cri que nous portons tous à certains moments :
Seigneur, m’aurais-tu abandonné ? Pourquoi ne viens-tu pas à mon secours dans toutes mes difficultés ? Surtout ne pas se laisser envahir par le désespoir : même si le mal semble l’emporter, l’amour finira par âtre vainqueur.
C’est le bonheur du matin de Pâques. Le tombeau semblait avoir englouti tous nos espoirs, mais la pierre est roulée, l’espérance peut renaître, l’amour est vainqueur du mal, de la trahison, du mensonge, du désespoir, et même de la mort.
Belle Semaine Sainte !
Olivier Fröhlich
Lectures : https://aelf.org/2026-03-29/romain/messe















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