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Méditation : 17e dimanche dans l’année A : la prière de Salomon


Vous rappelez-vous le secret du renard ?


Il le révèle au Petit Prince au moment des adieux : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »

Voir avec le cœur, c’est certainement regarder au-delà des apparences, accueillir l’amour, la bienveillance et l’amitié. Mais c’est encore bien plus...

Quand Dieu propose au roi Salomon de lui offrir ce qu’il souhaite, le jeune monarque demande « un cœur qui écoute ». Ni richesse, ni pouvoir, mais la faculté de discerner, afin de bien gouverner. Et cette capacité de discernement est exprimée dans une formule évocatrice : « un cœur qui écoute ».


La sagesse commence avec l’écoute. Une écoute qui demande un espace de silence, quand nous muselons notre langue et que nous apaisons le tumulte intérieur qui nous disperse. Une écoute qui ne mobilise pas que l’oreille, mais toute notre personne. Une intelligence du cœur qui requiert disponibilité à l’inattendu de Dieu et empathie envers ma sœur ou mon frère.

Pour Salomon, c’est aussi un cœur qui se laisse façonner par la Parole de Dieu, dans laquelle se trouve la source de la sagesse.

Notre monde a un urgent besoin de sagesse.

Donne-nous, Seigneur, de voir et d’entendre avec les yeux et les oreilles du cœur, et rend notre cœur sensible

aux plus légères vibrations qui requièrent notre bienveillance.

Donne-nous, Seigneur, les sages dont notre monde a besoin pour nous guider sur les chemins de la justice et

de la paix.


Olivier Fröhlich


 

30 ans de la mort du roi Baudouin, un roi qui avait ce cœur qui écoute !

 

Lecture du 1er livre des Rois (1 R 3,5.7-12)

En ces jours-là, à Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. » Salomon répondit : « Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ; or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter, et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ; c’est un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter. Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? » Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. »

 

Lectures : www.aelf.org/2023-07-30/romain/messe – Illustration : © Bo Bartlett


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