Méditation : 15e dimanche dans l’année A 2026
- Chantal B.
- 19 juil.
- 2 min de lecture

Cela vaut-il la peine de prendre autant de temps pour les camps scouts et guides ? La question m’a été lancée il y a quelques jours – plutôt comme une perplexité que comme une critique (enfin, je pense).
La parabole du semeur offre une belle réponse !
« Le semeur sortit pour semer... »
Pour semer des grains d’amitié, de bonheur, de bienveillance, de foi, il faut avant tout sortir de ses habitudes pour aller rejoindre l’autre dans ce qui fait sa vie – aller aux périphéries, disait le pape François.
Le semeur est tout à la joie de semer, généreusement, sans calculer, sur tous les terrains, même ceux qui semblent peu féconds. Il ne se laisse pas obnubiler par la moisson ou par la rentabilité de son geste.

Vient alors le temps de la patience et de la confiance. Le semeur fait confiance :
à la terre qui accueille le grain
à la fécondité de la semence
au soleil et à la pluie qui nourrissent la terre.
Le semeur d’Évangile, lui aussi, fait confiance :
à la fécondité de la Parole de Dieu
à celles et ceux qui l’accueillent
à Dieu qui la fait germer dans les coeurs
« Comme la pluie et la neige qui descendent des cieux
n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
ne me reviendra pas sans résultat » (Isaïe 55)

Sortir de sa zone de confort pour aller à la rencontre.
Semer, généreusement, joyeusement, sans être obnubilé par la récolte.
Et puis faire confiance.
Et l’Évangile trace son chemin dans les coeurs...
Olivier Fröhlich
Lectures : https://aelf.org/2026-07-12/romain/messe
Images : ‘Épi’, Sieger Köder – Camps scouts et guides de Soignies
















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